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Jean Neyron

3 rue Hippolyte-Flandrin. Belle montée d'escalier. Mais ce n'est pas le théâtre de Jean Neyron dont il ne reste rien. (photo : Denis Lang)
3 rue Hippolyte-Flandrin. Belle montée d'escalier. Mais ce n'est pas le théâtre de Jean Neyron dont il ne reste rien. (photo : Denis Lang)

En 1540, après avoir assisté à la représentation du "Jeu de Saint Nicolas", donné par les Grands Augustins, Jean Neyron décida de faire bâtir un théâtre à l'emplacement des granges qu’il avait achetées près des jardins du Couvent des Dames de la Déserte (aujourd’hui rue Hippolyte Flandrin).

 

Ce théâtre comprenait en haut un paradis, en bas un enfer, entouré d'échafaudages en forme de galerie réservée aux gens les plus importants de la ville. Ces galeries, écrit l'historien Claude de Rubys, « avaient trois étages l'un sur l'autre, et il y avait au-dessous une place spacieuse garnie de bancs pour le menu peuple des spectateurs. Le tout était clos et couvert contre l'injure du temps »

 

Dans ce théâtre, qui connut un grand succès, on venait voir les Mystères qui évoquaient les scènes édifiantes de la Passion du Christ. A la fin du spectacle, les acteurs jouaient une Farce, pour ajouter du divertissement au sérieux des histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament. Il faut bien avouer que ces Farces étaient attendues avec plus d'impatience que la lecture des textes sacrés, du moins si l'on en croit les chroniqueurs de l’époque. Les représentations avaient lieu l'après-midi, les dimanches et les jours fériés.

Ces spectacles ne durèrent pas longtemps. En 1541, après la mort de Jean Neyron, ses enfants vendent la propriété, au grand regret des Lyonnais. Le théâtre est détruit. De nombreuses années s'écoulèrent avant que Lyon ne retrouve un théâtre.

 

Rue Hippolyte-Frandrin. C'est dans ce secteur que se trouvait le théâtre de Jean Neyron. (photo : Denis Lang)
Rue Hippolyte-Frandrin. C'est dans ce secteur que se trouvait le théâtre de Jean Neyron. (photo : Denis Lang)

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