Du quai des Célestins à la rue Mercière


Du quai des Célestins à la rue Mercière, l'urbanisme et l'architecture de ce quartier nous content une page de l'histoire de Lyon, du Moyen-Âge à nos jours. Au cours de cette balade nous retrouverons dans les pierres et les noms, la trace des anciens couvents qui se sont installés ici dès le XIIIe siècle, entre le Pré de Bellecour, la Saône et la rue Mercière : Templiers puis Célestins, Antonins et Jacobins.


À gauche : voûtes de l'ancien couvent des Célestins, derrière le Théâtre qui en a gardé le nom.

À droite, nous sommes dans la cour de l'ancien couvent des Antonins, dont l'église est aujourd'hui le théâtre "Les Ateliers".


Les noms des rues, de l'Ancienne Préfecture, de la Monnaie, du Petit David, nous dévoileront le secret de leur origine. Où était cette ancienne préfecture ? La fontaine créée par Gaspard André, et la maison conçue par Pierre Bossan pour le peintre Paul Borel, s'en souviennent-elles ?




Dans la rue Mercière, l'ancienne via Mercatoria, qui a retrouvé sa vocation de rue marchande avec ses enfilades de restaurants, nous chercherons le souvenir d'Étienne Dolet, de Guillaume de Rouville, et de tant d'autres imprimeurs, qui firent de Lyon, au milieu du XVIe siècle, une capitale intellectuelle de l'Europe.

Nous évoquerons les importantes transformations que le quartier a subies aux XIXe et XXe siècles : création des quais, déplacement des marchés, destruction d'un habitat datant de la Renaissance aux deux extrémités de la rue Mercière. Grâce à la mobilisation des habitants et des associations de défense du patrimoine, la maison de l'imprimeur Horace Cardon a échappé à la destruction.


Photos : Michel Locatelli