La Croix-Rousse

 

Du temps des clos religieux à celui des canuts


Cette balade-découverte nous conduira sur les pentes de la Croix-Rousse, à la recherche des traces des anciens clos religieux. En traversant chacun d’eux, nous évoquerons son histoire, puis celle de son urbanisation après la Révolution lors de l’installation à leur place des acteurs de la Soierie lyonnaise. Nous admirerons quelques belles réalisations architecturales des XVIIe  et XVIIIe  siècles, mais aussi les différents types d’immeubles construits au début du XIXe , pour les canuts et les autres métiers de la soierie.


Escalier des Feuillants
Escalier des Feuillants
Rue des Tables Claudiennes
Rue des Tables Claudiennes


Le contexte historique : après la chute de l’Empire romain, les pentes de la Croix-Rousse deviennent une zone rurale, plantée de vignes et de vergers. Malgré l’urbanisation de la montée de la Grande-Côte et la création par de riches marchands étrangers de quelques « maisons des champs », les pentes de la Croix-Rousse resteront très peu peuplées. Sous l’impulsion du concile de Trente (1545–1563) et de la « contre-réforme », le clergé et la royauté désirent entreprendre une reconquête catholique du royaume. Cela va conduire à une transformation complète de la colline avec l’installation de treize nouvelles congrégations religieuses sur les pentes.

 

Suite à la Révolution et à la confiscation des biens religieux, la colline va subir une nouvelle mutation et voir son urbanisation exploser. Notre promenade permettra de comprendre comment la population des pentes, qui était d’à peine 500 habitants à la fin du XVIIIe siècle, est passée en moins de 40 ans à plus de 20.000.


 Photos : Denis Lang