LAMBREQUINS
en bois

 

 

LAMBREQUINS
en fonte

 

 

LAMBREQUINS
en tôle

 


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Petit patrimoine urbain méconnu, voire inconnu, le lambrequin est une spécialité lyonnaise : il protège le haut du "store ou abat-jour à la lyonnaise", constitué de lames de bois orientables et mobiles verticalement, reliées par des chainettes métalliques, système courant d’occultation des fenêtres à Lyon.

 

Apparu vraisemblablement au XVIIe siècle, le lambrequin est d’abord en bois puis en fonte moulée. La fin du XIXe fut une période de profusion notamment sur les immeubles "bourgeois" avant l’apparition de la persienne brisée se repliant dans l’épaisseur de l’embrasure. Le lambrequin dont les derniers modèles sont en tôle de facture banale disparait autour des années 1930 pour reparaitre vers la fin du XXe dans sa fonction de décoration en modèles contemporains peu ornés. Le volet roulant en plastique ou en aluminium avait sonné le glas du lambrequin ôtant aux façades lyonnaises leur élégante spécificité.

L'étymologie du mot est discutée : viendrait de ''lambeau" (attesté en 1285), au Moyen-âge, espèce de frange, qui a donné lambel dans le vocabulaire du blason (O.Bloch et W. von Wartburg). Autre hypothèse : lambrequin serait un diminutif de lambre : lame latin lasmula, voir lambris, avec incorporation du suffixe diminutif néerlandais quin. Il existe une variante dialectale lamekine = pan d’habit languette de cuir en wallon (Pierre Guiraud dictionnaire des étymologies obscures, Payot 1982). Les dictionnaires des XIXe et XXe siècles s’accordent pour décrire le lambrequin comme un bandeau de protection et/ou de décoration dont le bord inférieur est libre, pouvant être de matières différentes, avec plusieurs utilisations : héraldique, ornementation intérieure et extérieure, architecture. Sont particulièrement cités les lambrequins de toits, de marquises.

Simone Dufour

Pour en savoir plus, voir bulletin SEL n° 104 (novembre 2013) :
Ferronneries et fontes d'ornement des façades lyonnaises


 Ont participé à la création de cette base photographique : Maurice Berthelon, Richard Bonneville, Armande de Bourguignon,
Simone Dufour, Michel Locatelli, Gilles Quiblier, Philippe Raucoules.