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L’AFFAIRE DE LA RUE DES FARGES
sur la ville haute de la Colline de Fourvière

En 1975, une société immobilière acquiert rue des Farges une parcelle de 9000 m2 pour construire un ensemble immobilier de grande hauteur, après démolition de belles maisons du XVIe siècle.

Les riverains dont la première secrétaire de SAUVEGARDE ET EMBELLISSEMENT, Mme Scorbini, se mobilisent contre le projet quand les premiers terrassements font apparaître des vestiges de l’époque romaine ; les archéologues obtiennent l’autorisation de fouiller.

Une action juridique est engagée par l’association SAUVEGARDE ET EMBELLISSEMENT DE LYON.

Sur ce Raymond Barre, 1er ministre, assiste le 30 novembre 1976 à l’enterrement de Louis Pradel et prononce son éloge funèbre dans la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Le cortège y compris Raymond Barre passe par la rue des Farges pour accompagner le cercueil de Louis Pradel au Bois d’Oing où il doit être inhumé.

En passant devant les palissades de la RUE DES FARGES avec des affiches dans plusieurs langues et le « barnum de vente »,  ce jour-là, Raymond BARRE se saisit du problème et le soir même demande aux Autorités compétentes de surseoir à cette construction. Ensuite, fin 1976 SAUVEGARDE ET EMBELLISSEMENT DE LYON fait casser le permis de construire pour irrégularités. Arrêt du chantier : la maçonnerie resta en l’état jusqu’en 1982.

Les promoteurs ont dû revoir leur projet et démolir presque 4 étages déjà construits ( 3 et demi en réalité). Finalement, l’immeuble VIA ROMANA sera de 4 étages +1 RC.


Des fouilles préventives archéologiques deviendront obligatoires avant toute construction (à la charge du promoteur) et le PUBLIC pourra découvrir les thermes romains de la rue des Farges en passant sous les Arcades de l’immeuble.

                                                                                                                                                                                                                                                        Josette Frolon